[Guinée] – Les organisations de la société civile et mouvements citoyens très préoccupés par l’annulation de la table ronde sur les disparitions forcées en Guinée !

Le 9 juillet 2026, les autorités sénégalaises ont annulé la table ronde internationale « L’épidémie des disparitions forcées en Guinée », qui devait se tenir à Dakar — le jour même où était commémoré les deux ans de disparition forcée de Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, enlevés à Conakry le 9 juillet 2024.
Dans une déclaration conjointe, sept organisations de la société civile et mouvements citoyens — AfricTivistes, Afrikajom Center, la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), Tournons La Page Sénégal, Amnesty International Sénégal et Article 19 Afrique de l’Ouest — expriment leur profonde préoccupation face à cette interdiction et rappellent que les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont garanties par la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples.
Les organisations signataires demandent notamment l’ouverture d’une enquête indépendante et crédible sur la disparition de Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, la libération immédiate et sans condition des personnes détenues arbitrairement, et la réouverture effective de l’espace civique en Guinée.
« Interdire un espace de dialogue sur les disparitions forcées, c’est ajouter du silence au silence. Deux ans après leur enlèvement, les familles de Foniké Menguè et de Mamadou Billo Bah attendent toujours la vérité », déclare Abdou Aziz Cissé, chargé de plaidoyer à AfricTivistes.
📄 Lisez ou téléchargez ci-dessous la déclaration conjointe intégrale.


